Osamu Tezuka, Dieu et Père des mangas modernes
Né le 3 novembre 1928 à Toyonaka, dans la préfecture d'Osaka, Osamu Tezuka n'est pas le pionnier de la bande dessinée japonaise, titre revenant de droit à Rakuten Kitazawa (1876-1955), mais il est celui dont le coup de crayon et les coups de génie ont, sitôt après la guerre, donné à l'industrie du manga ses nouvelles fondations, celui dans lequel plusieurs générations ont reconnu leur maître. Ses travaux ont bercé des auteurs comme Hayao Miyazaki et Katsuhiro Otomo, tous deux reconnaissant que se sont les mangas d'Osamu Tezuka qui leur ont transmis l'envie de conter et la vocation artistique. "J'ai toujours eu la plus grande admiration pour les mangas d'Osamu Tezuka. Sa rigueur et sa force créatrice m'ont beaucoup diverti et impressionné aussi. Ses travaux demeurèrent longtemps ma référence absolue". Hayao Miyazaki.
Artiste fécond, Tezuka a laissé une oeuvre défiant le recensement, sans doute la plus vaste du monde. Dans chacune de ses planches éclate un talent débonnaire et généreux, celui d'un homme simple s'amusant en dessinant, laissant courir au fil de la plume son imagination et sa culture débordante. La générosité de Tezuka était celle d'un agitateur et d'un humaniste soucieux d'exprimer sous mille travestissements une même idée : "Aimez-vous les uns les autres. Aimez toutes les créatures. Aimez tout ce qui est vivant". Au cours de sa carrière, Tezuka va adapter, réinventer et rendre de vibrants hommages à des mythes cinématographiques et littéraires aussi divers que King Kong, Pinocchio, Le Tour du Monde en 80 Jours, Blanche Neige ou Crime et Châtiment de Dostoïevsky... Pourtant, l'oeuvre de Tezuka demeure infiniment personnelle. Elle adopte souvent des allures de méditation sur la nature de la destinée humaine. La sincérité des messages véhiculés va frapper énormément d'artistes à travers le monde, qui n'auront de cesse d'exprimer à Tezuka leur admiration, leur reconnaissance. Face à l'adversité, à la faillite ou à la maladie, Tezuka a toujours su, sans se renier, hisser de plusieurs crans ses ambitions narratives déjà élevées. Quand les critiques pensaient que son talent s'essoufflait, il leur a systématiquement répondu en enfantant une oeuvre servant aujourd'hui encore de phare pour les jeunes générations. "Le monde indifférent dans lequel nous vivons, devient, grâce à la contribution de l'amour et de l'art, plus heureux et plus généreux. Osamu Tezuka est un artiste qui déborde d'amour, dont les films d'animation, de la première à la dernière image, respirent la bonté. Nous l'avons perdu. Mais nous pouvons toujours sentir dans notre c½ur sa fougue, sa passion et sa générosité, car son art est vivant. Nous devons regarder ses films. Nos enfants doivent les regarder. Les enfants de nos enfants devront les regarder. Pour rencontrer le grand maître, l'homme remarquable qu'est Tezuka Osamu, et pour être heureux". d'Edward Nazarov.
On trouve peu d'exemples dans l'univers de la bande dessinée et du cinéma d'animation d'un auteur parvenu au sommet de la popularité et qui, loin de se contenter de gérer à satiété les mêmes personnages, se soit constamment fixé de nouveaux objectifs. Curieux, avide de s'essayer à toutes les aventures artistiques, Tezuka aborda tous les genres, du drame classique à la science fiction la plus débridée, avec un bonheur et un égal succès. Le plus surprenant, pour un lecteur européen, est qu'il parvienne à faire rire ou pleurer, réfléchir ou divertir, en conservant exactement le même coup de crayon, un style convivial, moelleux et rebondi ! Considéré dans son pays et de son vivant comme le "Dieu des mangas", en atteste le gigantesque musée construit à son oeuvre (elle aussi immense) et à sa gloire, Tezuka demeurera à jamais un grand auteur populaire, un homme ayant influencé de manière décisive la destinée d'un art (l'animation), d'une industrie (les mangas) et d'une culture (celle du Japon). "Si on admire son inépuisable capacité à inventer et son savoir-faire, on est parfois moins enclin à reconnaître au premier coup d'oeil une profondeur thématique, ni des ambitions véritablement artistiques à l'oeuvre de Tezuka. Bien sûr, on a tort. Un film sans image n'est plus le même film. L'art du cinéma d'animation sans Tezuka Osamu n'est plus le même art". Bruno Bozzetto.
Né le 3 novembre 1928 à Toyonaka, dans la préfecture d'Osaka, Osamu Tezuka n'est pas le pionnier de la bande dessinée japonaise, titre revenant de droit à Rakuten Kitazawa (1876-1955), mais il est celui dont le coup de crayon et les coups de génie ont, sitôt après la guerre, donné à l'industrie du manga ses nouvelles fondations, celui dans lequel plusieurs générations ont reconnu leur maître. Ses travaux ont bercé des auteurs comme Hayao Miyazaki et Katsuhiro Otomo, tous deux reconnaissant que se sont les mangas d'Osamu Tezuka qui leur ont transmis l'envie de conter et la vocation artistique. "J'ai toujours eu la plus grande admiration pour les mangas d'Osamu Tezuka. Sa rigueur et sa force créatrice m'ont beaucoup diverti et impressionné aussi. Ses travaux demeurèrent longtemps ma référence absolue". Hayao Miyazaki.
Artiste fécond, Tezuka a laissé une oeuvre défiant le recensement, sans doute la plus vaste du monde. Dans chacune de ses planches éclate un talent débonnaire et généreux, celui d'un homme simple s'amusant en dessinant, laissant courir au fil de la plume son imagination et sa culture débordante. La générosité de Tezuka était celle d'un agitateur et d'un humaniste soucieux d'exprimer sous mille travestissements une même idée : "Aimez-vous les uns les autres. Aimez toutes les créatures. Aimez tout ce qui est vivant". Au cours de sa carrière, Tezuka va adapter, réinventer et rendre de vibrants hommages à des mythes cinématographiques et littéraires aussi divers que King Kong, Pinocchio, Le Tour du Monde en 80 Jours, Blanche Neige ou Crime et Châtiment de Dostoïevsky... Pourtant, l'oeuvre de Tezuka demeure infiniment personnelle. Elle adopte souvent des allures de méditation sur la nature de la destinée humaine. La sincérité des messages véhiculés va frapper énormément d'artistes à travers le monde, qui n'auront de cesse d'exprimer à Tezuka leur admiration, leur reconnaissance. Face à l'adversité, à la faillite ou à la maladie, Tezuka a toujours su, sans se renier, hisser de plusieurs crans ses ambitions narratives déjà élevées. Quand les critiques pensaient que son talent s'essoufflait, il leur a systématiquement répondu en enfantant une oeuvre servant aujourd'hui encore de phare pour les jeunes générations. "Le monde indifférent dans lequel nous vivons, devient, grâce à la contribution de l'amour et de l'art, plus heureux et plus généreux. Osamu Tezuka est un artiste qui déborde d'amour, dont les films d'animation, de la première à la dernière image, respirent la bonté. Nous l'avons perdu. Mais nous pouvons toujours sentir dans notre c½ur sa fougue, sa passion et sa générosité, car son art est vivant. Nous devons regarder ses films. Nos enfants doivent les regarder. Les enfants de nos enfants devront les regarder. Pour rencontrer le grand maître, l'homme remarquable qu'est Tezuka Osamu, et pour être heureux". d'Edward Nazarov.
On trouve peu d'exemples dans l'univers de la bande dessinée et du cinéma d'animation d'un auteur parvenu au sommet de la popularité et qui, loin de se contenter de gérer à satiété les mêmes personnages, se soit constamment fixé de nouveaux objectifs. Curieux, avide de s'essayer à toutes les aventures artistiques, Tezuka aborda tous les genres, du drame classique à la science fiction la plus débridée, avec un bonheur et un égal succès. Le plus surprenant, pour un lecteur européen, est qu'il parvienne à faire rire ou pleurer, réfléchir ou divertir, en conservant exactement le même coup de crayon, un style convivial, moelleux et rebondi ! Considéré dans son pays et de son vivant comme le "Dieu des mangas", en atteste le gigantesque musée construit à son oeuvre (elle aussi immense) et à sa gloire, Tezuka demeurera à jamais un grand auteur populaire, un homme ayant influencé de manière décisive la destinée d'un art (l'animation), d'une industrie (les mangas) et d'une culture (celle du Japon). "Si on admire son inépuisable capacité à inventer et son savoir-faire, on est parfois moins enclin à reconnaître au premier coup d'oeil une profondeur thématique, ni des ambitions véritablement artistiques à l'oeuvre de Tezuka. Bien sûr, on a tort. Un film sans image n'est plus le même film. L'art du cinéma d'animation sans Tezuka Osamu n'est plus le même art". Bruno Bozzetto.
